9 choses que j’aurais rêvé savoir plus tôt

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9 conseils pour t'éviter maux de têtes et choix cornéliens
Ces conseils t’éviteront peut-être quelques maux de têtes et choix difficiles…
Photo par cottonbro (Pexels)

Lorsque j’ai créé le podcast 3,9 et Smartjeunes, l’objectif était de transmettre mes conseils, mes idées et aussi mes questionnements aux étudiants et jeunes diplômés. Avec une idée centrale : mettre fin aux “Pourquoi on ne m’a pas dit ça plus tôt ?” sur les études, l’organisation, et le futur.

Aujourd’hui, au lieu de me focaliser et de te donner des conseils sur un sujet précis, je tente le pari inverse : transmettre ce que j’aurais aimé savoir quand j’ai commencé mes études supérieures, de la carrière à l’apprentissage de la vie. Voici donc les 9 choses que j’aurais aimé savoir il y a quelques années. En espérant qu’elles t’épargneront (un peu) tous les maux de tête et choix cornéliens que j’ai affronté.

1. Les études ne sont pas (si) importantes

Ton futur métier n’existe pas encore

Si tu t’es engagé dans des études pour faire un métier précis, il est fort probable que tu finisses par… ne pas faire ce métier. On finit souvent bien loin du point d’arrivée qu’on avait imaginé quelques années plus tôt. Et ce n’est pas grave. En réalité, c’est même sûrement une excellente nouvelle car cela veut dire que tu auras changé, que tes rêves et aspirations auront évolué avec les expériences vécues.

Choisir des études pour atteindre un métier relève alors plus de l’illusion que d’une décision concrète. Pire, 85 % des métiers que les étudiants actuels feront en 2030 n’existent pas encore ! Cette étude, conduite en 2017 par Dell et l’Institut pour le futur a le mérite d’être claire : tu ne peux probablement même pas anticiper en quoi consistera précisément ton travail car personne ne l’a jamais fait !

Le véritable rôle des études supérieures

Suis-je en train de dire que faire des études ne sert à rien ? La réponse est plus compliquée. Le problème, c’est plutôt de travailler pendant 5 ou 8 ans avec pour objectif précis un métier donné qui n’existera peut-être plus ou qui ne correspondra plus à tes aspirations.

En réalité, l’objectif des études, surtout à l’université, n’est pas de t’apprendre tout le savoir accumulé dans une discipline donnée. J’ai fait 5 ans d’études en sciences de la vie et je suis maintenant en thèse dans la même discipline. J’ai fini par comprendre que l’objectif de toutes ces années d’études n’était pas d’être incollable en biologie (ce qui serait de toute façon impossible).

Ce qui compte, ce n’est pas de connaître par cœur comment le têtard se transforme en grenouille adulte mais d’être capable d’apprendre.

Ce qui compte, ce n’est pas de présenter comment des chercheurs ont modifié des organismes microscopiques pour créer de nouvelles fonctions cellulaires, mais de pouvoir transmettre à un public des notions complexes en des termes simples.

Finalement, ce qui compte, ce sont toutes ces compétences transversales, ces soft skills, que les études nous permettent d’acquérir. Ce sont toutes ces expériences que tu peux vivre au travers et en dehors des cours et qui rendent cette période de ta vie unique.

2. Ne planifie pas (trop) ton futur car tu finiras ailleurs

J’ai effectué mes deux premières années de licence à Rennes, dans une faculté de sciences géniale. Pendant ma Licence 2, j’ai commencé à réfléchir aux masters, aux formations après ma licence… Mon objectif était clair : devenir chercheur et faire une carrière académique. J’ai tracé (littéralement) les différents choix de formation qui s’offraient à moi.

Finalement, quelques mois plus tard, j’ai découvert par hasard une formation qui commençait dès la Licence 3 et qui correspondait parfaitement à mes attentes. La rentrée suivante, je me retrouvais à Paris pour intégrer le Magistère Européen de Génétique. Bien loin de ma feuille de route initiale.

Au-delà du choix d’études supérieures, c’est la même chose pour les emplois. Je souhaitais être chercheur dans le secteur académique et ce ne sera probablement jamais le cas. Cette vocation a été ma boussole durant toutes ces années à l’université mais elle ne deviendra pas réalité. Est-ce un problème ? En vérité, non. Le rôle de cette vocation et plus largement d’avoir un plan de carrière est d’aider à faire des choix au quotidien et dans les moments cruciaux. Que ce plan ne se réalise pas n’est pas un échec ou un aveu de faiblesse, et c’est probablement mieux ainsi.

Que faut-il en tirer ? Avoir une idée vague de ce que tu souhaites faire dans quelques années est suffisant, tant que cela te donne la motivation d’avancer. Sois conscient que ton point d’arrivée sera (très) différent de ce que tu avais imaginé quelques années auparavant. Ne panique pas et profite des surprises que la vie te réserve 😉

3. Lance-toi et profite du voyage

Chaque matin, lorsque tu ouvres les yeux, tu peux être sûr que ce jour sera différent du précédent, et du suivant. En dehors de cette certitude, ta vie est une grande énigme. A chaque seconde qui passe, le train de ta vie avance sans que tu ne t’en rendes compte. Malgré tous tes plans et tes rêves, sa destination restera inconnue jusqu’au dernier moment. Pire, son terminus pourrait être demain, comme dans 50 ans, et chaque arrêt desservi sera une surprise.

Jamais je n’aurais pensé il y a 3 ans être aujourd’hui à écrire ces mots pour partager mes conseils aux étudiants et produire un podcast pour les aider. De quoi ma vie sera-t-elle faite ? Mystère ! Elle pourrait même radicalement changer demain, et j’aurais été incapable de l’anticiper.

Toutes ces inconnues ne doivent pas te faire peur. Au contraire, profite-en au maximum. Saisis les opportunités qui se présentent aujourd’hui. N’attends pas demain car elles auront probablement disparues entre temps.

Quitte à être à bord de ce train si imprévisible, ne reste pas sagement dans le wagon à regarder le paysage de ta vie défiler par la fenêtre. Personne n’a envie de se retrouver 10 ans plus tard et de se demander impuissant « Comment en suis-je arrivé là ? ». Prends le contrôle de la locomotive. Lance-toi, essaie, échoue, et recommence. Sois moins concentré sur ton objectif principal et plus ouvert à ce qu’on te propose. Comme l’a si bien dit Jonathan Weitzman lors de son interview pour mon podcast 3,9 : enjoy the journey.

4. Apprendre ne s’arrête pas à la fin de tes études (et heureusement 😉 )

Penser qu’après les études je n’aurais plus rien à apprendre était une idée vraiment naïve. On apprend toute sa vie. Les études supérieures sont simplement une méthode pour apprendre. Et heureusement d’ailleurs ! La vie serait bien moins sympathique si tu arrêtais de t’améliorer et de découvrir de nouveaux savoirs une fois ta licence ou ton master achevé. Pas d’avancement dans ta carrière, pas de remise en question, pas de nouvelles compétences : as-tu envie de faire le même job toute ta vie ? Probablement pas…

C’est plutôt la façon d’apprendre qui change une fois que tu quittes les bancs de la fac. Désormais, tu n’auras plus d’examens en fin de semestre, plus d’exercices corrigés par un enseignant en travaux dirigés, plus de cours à apprendre par cœur. Le plus souvent, ce sera à toi d’être moteur de ton apprentissage. Quelle liberté ! Entre les livres, les vidéos sur Youtube, les MOOCs et autres cours en ligne d’universités prestigieuses, de très nombreux savoirs sont disponibles en un clic sur internet pour (quasi) rien ! Que ce soit sur la véritable histoire de la guerre de Troie ou l’émergence de maladies infectieuses dans les points d’eau, les réponses à tes questions existent. Et c’est sans compter sur tout ce que tu apprendras au cours de tes rencontres et dans ton travail. Sois curieux, et lance-toi.

5. Notre scepticisme est surtout une excellente excuse pour ne rien changer

Les livres constituent une des meilleures sources de savoir. Il en existe des milliers, tous enrichissant. La lecture de certains d’entre eux m’a beaucoup apporté. Avant de commencer à livre des essais sur le développement personnel, j’étais très sceptique. Je voyais ça comme une pseudo-science, quelque chose de très ésotérique voir bidon.

Tout a commencé par le Miracle Morning. Il s’agit d’une technique, assez connue, qui consiste à se lever tôt (entre 4h et 6h selon les adeptes) mais surtout à prendre du temps pour soi avant que la journée (de travail) ne commence vraiment. A cette époque, j’avais l’habitude de me lever à 7h et ma routine matinale correspondait à une douche rapide et à un petit déjeuner avant de partir pour les cours. Je ne voyais pas du tout en quoi se lever de bonne heure pouvait être utile et pensait au contraire que cela me ferait plus de mal que de bien. Puis, je suis parti en vacances en famille dans les Antilles. J’ai vécu ce voyage et la reprise des cours à la fac comme un choc : j’avais l’impression de passer mes journées à me lever, me préparer, aller en cours, rentrer travailler, me coucher, et recommencer ce cycle encore et encore. De l’autre côté de l’océan Atlantique, les gens étaient si avenants, détendus, souriants. Ils profitaient de la vie (et du soleil) sans se presser et semblaient prendre bien plus soin d’eux. Je voulais d’avantage profiter de chaque jour, ne plus me contenter de ma version du « métro, boulot, dodo ». Ce Miracle Morning dont j’avais entendu parlé serait-il finalement la solution ? Pourquoi ne pas tester plutôt que simplement critiquer ? Et bien 5 ans plus tard, je continue à me lever tôt.

Que tirer de cette expérience ? Que notre scepticisme naturel est surtout une excellente excuse pour ne pas se remettre en question ! Tous ces ouvrages contiennent vraiment de nombreuses méthodes pour s’améliorer, pour devenir une meilleure personne et être plus heureux qui n’attendent qu’à être suivies.

6. Savoir est important, mais savoir faire est essentiel

Au cours de tes études, de tes lectures, de tes recherches personnelles, tu apprends beaucoup. Mais ce savoir en tant que tel n’est qu’une partie du puzzle. Tes connaissances seules ne sont pas utiles : tant qu’elles ne sont pas appliquées, elles ne valent malheureusement pas grand-chose. Ainsi, savoir comment un article de recherche est construit est important, mais ce qui compte réellement, c’est de savoir écrire un article de recherche.

Cette dualité entre savoir et savoir-faire est essentielle : sans savoir, impossible de savoir-faire. Un forgeron doit savoir comment une forge fonctionne pour pouvoir l’utiliser, mais cela, seul, ne lui permet pas de fabriquer le plus simple des objets.

Pour qu’un apprentissage soit utile, applique-le et mets tes connaissances en mouvement. Lorsqu’il s’agit de savoir théorique, comme c’est souvent le cas dans les études supérieures, le transmettre est une bonne solution. Et lorsque ces connaissances sont pratiques, alors il suffit de les appliquer : le seul moyen pour être à l’aise lors de présentations est d’en faire encore et encore. Personne n’est jamais devenu bon pâtissier simplement en lisant des livres de recettes 😉 Pour toi c’est la même chose !

Commence simple : choisis un savoir-faire pour lequel tu possèdes de bonnes bases de savoir que tu n’as plus qu’à mobiliser. Surtout, n’aie pas peur de l’échec : un bébé tombe des dizaines de fois avant de réussir à marcher correctement, et il ne se demande pas s’il devrait mieux abandonner à chaque fois qu’il culbute. Échouer et apprendre de ses erreurs sont l’essence même de l’apprentissage.

7. Nos relations changent, et c’est normal

Le passage aux études supérieures, c’est aussi le passage vers la vie adulte. Ciao l’innocence de l’adolescence et bonjour les responsabilités des grandes personnes. Parmi tous ces changements, il y en a un auquel je n’avais jamais pensé : les relations. Difficile de s’en rendre compte quand on sort du lycée, mais nos amitiés changent au cours du temps. Les amis d’enfance s’éparpillent à travers la France (ou plus loin encore), chacun part suivre sa destinée. Rien ne sera plus jamais comme avant, mais il en est de même à chaque transition de notre vie. Lorsque j’ai quitté Rennes pour Paris, je me suis aussi éloigné de mes amis bretons (et des galettes au sarrasin…) mais j’ai aussi noué de nouvelles relations avec d’autres personnes. Croire que nos relations sont figées comme un moustique de Jurassique dans de l’ambre est une douce chimère. Mais au-delà d’une illusion, c’est aussi un discret carcan qui nous empêche d’aller vers les autres et vers la nouveauté. Certaines amitiés s’arrêtent, d’autres naissent et c’est ainsi. Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner tout le monde et quitter le navire dès qu’un changement survient dans ta vie, mais que ce sont à chaque instant des choix : garder contact ou non, retourner rendre visite à d’anciens collègues ou non, prendre des nouvelles d’un ami de licence ou non. « C’est l’histoire de la vie / Le cycle éternel »…

8. Ne te préoccupe pas du regard des autres

On a tous peur du regard des autres. Et on y accorde tant d’importance que ce jugement devient un critère déterminant de ce qu’on fait ou non. Combien de fois as-tu déjà pris une décision en pensant « mais si je fais ça, tout le monde va se moquer de moi ! ». Au point où ça en devient une excuse et une interdiction d’être original, d’oser, de passer outre les normes qui régissent notre société même à notre échelle.

Les jeunes adultes que nous sommes, tout particulièrement en sortant du lycée, se construisent notamment par le regard des autres. Nous sommes des animaux sociaux, c’est bien normal. Sauf lorsque c’est à outrance, ce qui est trop souvent le cas dans notre société et ses réseaux sociaux. Lorsque chacun peut se comparer à l’ensemble de la planète en quelques minutes sur Instagram ou TikTok, comment faire ? Difficile de ne pas se comparer à toutes ces top models qui n’ont pas un gramme de trop lorsqu’on veut faire un régime. Difficile aussi de se dire qu’un jour on réussira notre vie lorsqu’on se compare à ces influenceurs qui, alors qu’ils sont parfois plus jeunes que toi et moi, gagnent des fortunes, habitent à Dubaï et passent leur temps à voyager aux quatre coins du monde.

Pourtant, ce qui fait ta force, ce sont tes différences. Que ce soit dans ta vie quotidienne, à un entretien d’embauche, ou dans tes loisirs, elles te distinguent des autres. Alors au lieu de les gommer, saisis-les et profite-en. Ose, même si ce n’est pas la norme.

Et comme le résume si bien Kevin Kelly, « Ignore ce que les autres peuvent penser de toi, car ils ne le font pas ».

9. Tu es déjà heureux, c’est simplement que tu ne t’en rends pas compte

C’est peut-être ce que la vie m’a appris de plus important ces dernières années. J’ai passé mon enfance à réfléchir à mon futur. Lorsqu’on te demande dès que tu sais écrire quel métier tu voudras faire quand tu seras grand, difficile de faire autrement… Et finalement, on vit tous avec l’idée en tête qu’un jour on aura ce quelque chose qui nous manque. « Quand j’aurais cette superbe voiture 4 roues motrices, 180 chevaux, je pourrais enfin partir en vacances où je voudrais », « quand je serai en CDI, j’aurais enfin le temps pour me consacrer à ma passion »… On se berce dans ce genre de phrases au quotidien, souvent sans même s’en rendre compte.

Le pire ? C’est qu’au-delà de tous ces objectifs, vient la notion même de bonheur : « quand j’aurais ma maison et un jardin où prendre le café en regardant le soleil se lever, je serai enfin heureux ».

Sauf que tout cela est faux : tu peux déjà partir en vacances où tu veux, pas besoin de dépenser 35 000 €, il suffit de prendre le train, le bus ou de louer une voiture. De plus, tu as déjà l’argent ou le temps nécessaire pour te lancer dans tes projets personnels. Ce ne sont souvent que des excuses qui dissimulent une réalité plus brutale : tu dois faire des choix sur l’utilisation de ton temps et de ton argent, et c’est plutôt que tu manques de motivation ou que tu ne sais pas par quoi commencer. Acheter un gadget de plus te donnera la satisfaction d’avancer dans ta quête, alors que tu seras toujours au même endroit : le point de départ.

Quand au bonheur, c’est surtout un changement de perspective. N’es-tu pas heureux aujourd’hui ? Je suis sûr que ton quotidien est rempli de petits moments de bonheur. Pas besoin d’être à l’autre bout du monde ou de gagner 500 € par heure pour profiter d’un bon café, d’un rayon de soleil, ou d’une soirée avec des amis. Ton bonheur est sous tes yeux, il suffit de se pencher pour le regarder et se rendre compte qu’il est déjà là. Depuis longtemps.

Conclusion

Lorsque je repasse le film de ce que j’ai vécu ces dernières années, une morale presque évidente me saute aux yeux. Elle paraît si simple et si futile mais est pourtant essentielle : tu ne sais pas de quoi sera fait demain. Même avec la meilleure volonté du monde, tu ne peux prédire ton futur, et c’est tant mieux. Alors profite de chaque jour. Apprends et mets en application tes savoirs. Prends conscience de ces moments du quotidien qui te rendent heureux. Saisis les opportunités. Que ce soit demain ou dans 50 ans, personne n’a envie de mourir avec des regrets.

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Créateur de smartjeunes. Je suis passionné par les sciences depuis mon enfance et par le théâtre. J'ai obtenu une licence et un master en biologie, et effectue maintenant un doctorat en cancérologie. Le développement personnel est une autre de mes passions. J'ai créé le podcast 3,9 et smartjeunes pour donner à tous les astuces et connaissances oubliées par les études supérieures en France.
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